Chez Colette

Santé

 

 

2019-05-29 (7)

 

Un très grand merci à vous toutes et tous

pour vos commentaires encourageants et votre présence si précieuse.

Mon Mr a été opéré le 20 comme prévu.

Opération longue et éprouvante comme toute opération

mais un premier cap est franchi.

Une tension qui jouait les fantaisistes a un peu compliqué l'affaire.

Il est resté hospitalisé une semaine.

Il est encore bien fatigué

mais les toubibs nous assurent que tout se déroule normalement.

Patience maintenant .... mais

ces messieurs ne connaissent que très peu cette vertu !

Respecter les interdits pour mettre toutes les chances de son côté,

garder confiance, espérer et avancer !

 

 

 

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Absence

 

Une amie très chère l'avait écrit bien avant moi,

comme elle avait raison ...

En effet,

"ça n'arrive pas qu'aux autres" ...

Mon Mr va, lui aussi, devoir affronter cette

images cde crabe ....propre aux messieurs celui ci.

Il sera opéré le 20 juin.

Ne vous inquiétez ni de mon silence

ni de mon absence de commentaires chez vous,

je serai à ses côtés.

Nous avons bien l'intention de ne pas baisser les bras !

A bientôt !

 

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La vie ...

 

Après la canicule et les chemisettes de samedi,

 depuis dimanche nous avons renfilé chaussettes et petites laines !

Malgré tous ces excès,

au jardin,

tout doucement les fleurs daignent ouvrir un oeil !!

voire deux pour certaines !!

 

06-Juin 2019 au jardin 1c

 

06-Juin 2019 au jardin 2 c

 

Inutile de vous dire que je m'émerveille toujours devant elles !

 

"Les jardins sont une des formes du rêve,
      comme les poèmes, la musique et l'algèbre."
      Hector Bianciotti 

 

C'était mon petit bonheur du jour !

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Mai n'en fait qu'à sa tête" ..... suite et fin !

 

 

Pas un mot sur les saints de glace dans le journal de Jules Renard

à la date du 11 mai 1900, mais ceci:

"Le muguet: deux longues oreilles vertes et un petit bouton blanc."

Le 30 mai de la même année:

"Une flamme -  est ce la dernière ? - dans la cheminée;

"Une rose - c'est la première - dans un verre d'eau."

Le 30 mai 1901;

"Aubépine. Ce matin, toute la haie se marie."

Et le 10 mai 1904:

"Cerisiers. Brassards de fleurs à toutes les branches.

Le jardin. On entend presque bourdonner les germes."

Il faut encore tendre l'oreille parce que les frênes, eux, en pays haut,

n'ont toujours pas mis la feuille.

                                              Marie-Hélène Lafon

 

C'est la fin du mois de mai !

 

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Mai n'en fait qu'à sa tête .....

 

 Mai fait ce qu'il lui plaît, tout le monde le sait depuis longtemps.

Il est primesautier et ne tient pas en place.

Il a la fougue et l'élan de la jeunesse triomphante et

s'émaille de jours fériés qui donnent de l'idée aux plus rassis

et des ailes aux plus résignés.

Mai serait bleu, parfois; éperdument bleu, bleu pour toujours,

un bleu neuf, définitif, un bleu d'aube nouvelle,

comme si la jeunesse du monde ne devait jamais finir,

un bleu inépuisable, festonné d'hirondelles.

Mais, toutefois, cependant et néanmoins, en dépit du bleu, des hirondelles,

de la jeunesse, des narcisses, de l'ouverture du Puy Mary

et de la montée aux estives,

quoi qu'on fasse, et quoi qu'on en dise,

il y a les saints de glace. Ils sont incontournables et fatidiques.

Ils vont par trois, comme les Parques,

et tombent imperturbablement les 11, 12, et 13 mai.

Les jardiniers les connaissent

et numérotent abattis et semis jusqu'aux dates redoutées.

Ils font parler, on les commente, on les attend, on craint leurs foucades

et la météo officielle s'en empare.

Longtemps, quand j'étais enfant et adolescente,

ces saints de glace me sont apparus tout nimbés d'un troublant mystère;

j'entendais seins de glace et ruminais de sourdes perplexités.

Des seins, pourquoi pas,

je voyais assez bien et même de mieux en mieux de quoi il retournait,

les pages de lingerie des catalogues

de La Redoute et des Trois Suisses m'étaient familières;

mais la glace ? Laquelle ? quelle glace ?

Celle des matins d'hiver et des chandelles pointues qui festonnaient

les toits de la grange et de la laiterie,

la glace de la grande armoire dans la chambre des parents,

ou la glace au chocolat ?

Pour rien au monde, je n'eusse posé la question,

les autres avaient tous l'air de savoir et on se serait moqué de moi.

J'ai oublié aujourd'hui quand et comment

je fus arrachée aux capiteuses séductions de l'ignorance

et remise dans le droit chemin de la rugueuse sainteté,

mais je garde en bouche un goût secret de crème glacée et c'est déjà ça.

                                                                                     Marie-Hélène Lafon 

 

C'était la lecture du jour !

Avez vous eu la patience de lire jusqu'ici ?

Voyez vous un intérêt à lire la suite dans un prochain billet ?

 

                    

 

 

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Printemps ..... suite

 

La première : La résiliation lâche,

l'oubli par le divertissement, le repli apeuré.

La deuxième : une lucidité sans compromis qui comprend la vie tout entière,

la violence et la douleur qu'elle porte inévitablement

mais tout aussi sûrement ce qui les dément.

La lucidité qui est la seule condition de l'action et de l'espoir.

" La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil",

disait le poète René Char, au coeur de son combat de résistant.

Ce que le philosophe italien Gramcsi formulait autrement :

" Le pessimisme de l'intelligence ne doit pas désarmer

l'optimisme du coeur et de la volonté".

L'espoir donc.

Il n'est pas un don, il est un effort.

Un courage de la conscience.

Il s'agit de voir aussi les arguments de la vie.

L'espoir dont je parle, ce n'est pas, attention, sa contrefaçon :

l'injonction au bonheur, le devoir de la joie,

l'éloge de la jouissance immédiate et égoïste, ou le "bien vivre"

prêt à porter des experts de la béatitude.

Les vrais arguments de la vie,on les rencontre en chemin,

le pas ouvert, sortant du huis clos de l'habitude, ce sont par exemple

l'élan primordial et universel dont parle François Cheng,

celui qui relie les êtres aux choses et les êtres entre eux,

la résonnance en nous du plus grand que nous et qui nous grandit,

la beauté d'un geste, d'un regard, d'un paysage, d'une fleur renaissante. 

C'est la conversation de l'âme et du coeur dans l'intensité d'un silence.

C'est la fenêtre ouverte sur le matin

ou le frôlement de la nuit dans les branches.

C'est, malgré la souffrance, marcher épaule contre épaule dans le soleil.

Tout ce que la poésie,

depuis toujours, chante et nous donne en partage.

La poésie nous sauve de cette mort sournoise,

cette mort dans la vie même,

que font en nous la résignation et la fatigue.

Elle est le lieu et l'occasion

d'une insurrection qui vaut résurrection.

La poésie :

résurrection ... avant la mort.

                                                                            Jean Pierre Siméon.

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